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Matériel agricole

Salon de l’Herbe 2025 : dix nouveautés à comparer et les repères pratiques

Valérie Martin 6 min de lecture
Salon de l'herbe 2025 : coupeuse en démo traçant un andain

Le Salon de l’Herbe et des Fourrages 2025 s’est tenu les 21 et 22 mai à Villefranche-d’Allier, dans l’Allier (03), de 9 h à 18 h. Consacrée aux machines, aux semences et aux pratiques agronomiques, cette édition réunissait les professionnels autour de la production et de la récolte des fourrages. Voici les informations pratiques et les nouveautés présentées lors de cet événement désormais passé.

Dates, accès et badge : les repères de l’édition 2025

Organisé en plein air, le salon s’adressait aux éleveurs, aux agriculteurs, aux entrepreneurs de travaux agricoles, aux conseillers et aux distributeurs. Son format permettait de passer des échanges sur les stands à l’observation des équipements en fonctionnement.

Information Repère pour cette édition
Dates 21 et 22 mai 2025
Lieu Villefranche-d’Allier, Allier (03)
Horaires annoncés De 9 h à 18 h
Surface d’exposition et de démonstration 30 hectares
Vitrines végétales 2 hectares
Exposants et fréquentation prévisionnelle Plus de 150 exposants et environ 30 000 visiteurs attendus, selon VIPros

Les chiffres de fréquentation étaient des prévisions, et non un bilan de participation. Ils ne doivent pas être confondus avec ceux d’une édition ultérieure.

Le téléchargement d’un badge était annoncé. Pour consulter les archives, le site officiel du Salon de l’Herbe et des Fourrages reste le point d’entrée à privilégier, en vérifiant l’année concernée. Un formulaire affiché actuellement ne correspond pas nécessairement à l’édition 2025. L’adresse précise de l’entrée, les tarifs, le stationnement et les conditions d’accessibilité ne sont pas indiqués ici. Il serait donc hasardeux de les déduire du seul lieu de l’événement.

Fenaison et récolte : comparer les nouveautés par usage

La sélection publiée par Réussir Machinisme recensait dix nouveautés. Pour les comparer, mieux vaut partir de leur fonction : formation de l’andain, finesse de coupe, continuité du chantier ou pilotage. Ces équipements ne répondent pas tous aux mêmes besoins.

Salon de l’herbe 2026 : rendez-vous des éleveurs à Poussay – Retrouvez les informations pratiques du salon plein champ dédié à l’alimentation et aux fourrages pour les éleveurs bovins, ovins et caprins.

Marque et équipement Évolution annoncée Point à examiner
New Holland FR Forage Cruiser Surveillance du flux, prévention des bourrages, CustomSteer et IntelliFill Continuité de la récolte et remplissage des remorques
Kuhn GMD 9530 RV Groupeurs à vis ; largeur de travail de 9,10 à 9,50 m Andain réglable de 1,50 à 2 m
Strautmann Magnon 11 Exact-Cut 22 ; brins théoriques de 22 mm Capacités de 42, 46 et 52 m³
Fendt Rotana V et F Compatibilité Isobus et trappe HydroflexControl Pilotage et gestion des bourrages
Schuitemaker Rapide XC Système de coupe à 80 couteaux Modèle 7700 à double essieu ou 9700 à tridem
McHale ProPel Faneuses traînées T8-1020 et T10-1260 Largeurs de 10,20 et 12,60 m
Göweil G5020 Isobus et vitesse des bras augmentée de 20 % Vitesse annoncée de 35 tr/min
SIP Star R 870/26 TC Andaineur double à andain central Envergure réglable de 7,60 à 8,60 m
Veenhuis Fullject X-line et X-line Pro Injecteurs à lisier de 6 à 15 m Disques de 35 cm, espacés de 18,75 cm
FJDynamics AT2 Max Autoguidage avec terminal Isobus tactile de 12,1 pouces Compatibilité et coût d’installation

Les caractéristiques ne suffisent pas à mesurer le gain

Une longueur de coupe théorique de 22 mm ne décrit pas à elle seule la régularité du fourrage obtenu. De même, une hausse de 20 % de la vitesse des bras d’enrubannage ne garantit pas 20 % de balles supplémentaires sur une journée. L’alimentation de la machine, la manutention et les arrêts influent aussi sur le rendement du chantier. Pour la Kuhn GMD 9530 RV, la puissance annoncée de 200 chevaux est à rapprocher des capacités du tracteur disponible.

L’Isobus est une norme de communication entre tracteurs, terminaux et outils agricoles. Sa présence facilite le pilotage, mais il faut vérifier quelles fonctions sont compatibles avec le matériel utilisé. Le tridem désigne un ensemble à trois essieux. Cette configuration est à évaluer selon les accès, les sols et les contraintes de transport.

Observer une démonstration sans se laisser impressionner par la largeur

Avec 30 hectares consacrés à l’exposition et aux démonstrations, le salon permettait d’observer les machines en mouvement. On pouvait notamment examiner le suivi du terrain, la régularité du ramassage et la formation de l’andain, des aspects difficiles à juger sur un stand statique.

Une démonstration n’est pas un essai comparatif. Pour interpréter deux passages, il faut tenir compte du volume de fourrage, de son humidité, du relief, de la vitesse et des réglages. Une présentation réussie ne garantit pas les mêmes résultats dans les parcelles de l’exploitation.

Pour évaluer un chantier, observez sa cadence plutôt que sa seule vitesse de pointe. À quelle fréquence le flux s’interrompt-il ? Combien de temps prennent les demi-tours ? La remorque attend-elle l’ensileuse, ou l’inverse ? Ces temps morts peuvent compter davantage qu’une largeur de travail supérieure. Le bon investissement est parfois celui qui régularise toute la chaîne, plutôt que celui qui accélère une seule opération.

  • Examiner les pertes au sol et la propreté du fourrage ramassé.
  • Repérer les réglages accessibles depuis la cabine et ceux qui nécessitent un arrêt.
  • Demander les besoins en puissance, en hydraulique et en entretien.
  • Comparer le débit annoncé à l’organisation réelle de ses chantiers.

Prairies et semences : relier les vitrines végétales à ses parcelles

Les 2 hectares de vitrines végétales complétaient l’offre de machinisme. L’espace conseil SEMAE et la plateforme des espèces fourragères permettaient d’aborder le choix des semences sous l’angle agronomique. SEMAE présentait aussi Herbe-book.org comme une ressource sur les variétés fourragères.

Pour observer une espèce ou une variété, mieux vaut partir d’un besoin précis : pâturage, fauche, usage mixte, durée d’implantation ou période de production recherchée. Le type de sol, les conditions hydriques et les possibilités de récolte comptent davantage qu’un aspect visuel séduisant à une date donnée.

Une vitrine végétale ne suffit pas à établir la supériorité d’une variété. Pour interpréter son état, il faut connaître la date de semis, la fertilisation, les coupes précédentes et les conditions de la parcelle. Les échanges sur les prairies, les sols, l’eau et l’empreinte carbone sont plus utiles lorsqu’ils débouchent sur des choix adaptés à l’exploitation, plutôt que sur une promesse générale de performance.

Transformer les rencontres professionnelles en décisions utiles

Pour un éleveur, les priorités peuvent être l’autonomie fourragère et la qualité de conservation. Une entreprise de travaux agricoles s’intéressera davantage à la polyvalence, au débit et à la maintenance. Un conseiller cherchera surtout à relier les espèces, les pratiques et les contraintes locales. Cette hiérarchie aide à comparer des solutions répondant au même besoin.

Un devis exploitable doit distinguer le prix de la machine, ses options, la mise en service et les éventuelles adaptations. À titre de repère historique, le kit FJDynamics AT2 Max était annoncé à 6 590 € HT hors pose, contre 6 000 € HT pour l’AT2. Ces montants ne sont pas des tarifs actuels et ne remplacent pas une proposition détaillée.

Après le salon, une courte fiche par solution permet de structurer la décision : problème à résoudre, compatibilité, résultat attendu, coût complet et point restant à vérifier. Les nouveautés présentées servent alors de base de comparaison, à compléter par un essai dans les conditions de l’exploitation avant tout investissement.

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